Mercredi 13 février 2008

 

Le sucre à M'TAMBORO

Dans le temps, à Dzoumogne vivaient des gens qui, dans l'agriculture, travaillaient la canne à sucre. Parmi ces personnes, il y avait des gens de la commune de M'tsamboro. Ils ont récolté les cannes et ils ont produit cinq tonnes de sucre. Ils ont partagé le sucre entre les communes de Tsigoni, Bandraboua, Acoua et M'tsamboro. Deux tonnes pour la commune de M'tsamboro, une tonne pour les autres.
Deux tonnes n'étaient pas suffisantes pour la population. Les villageois ont donc donné deux sacs de sucre au chef du village et ils lui ont demandé de trouver une solution.
Le chef du village a décidé, avec ses soldats, de renverser le sucre dans la rivière qui passe dans le quartier M'joukoura.
Le sucre mélangé à l'eau de la rivière fournirait suffisamment d'eau sucrée à tous les villageois ! Le chef a fait appel aux villageois. Les habitants de quelques quartiers étaient du partage et s'installaient sur la rivière pour goûter.
Cependant tous les habitants n'en ont pas profité, car le chef du village avait oublié les autres quartiers.
Ce qui fait que l'histoire est devenue une légende à Mayotte : les gens de M'tsamboro ont maintenant la réputation de consommer beaucoup de sucre.

PAPASS T.H.R Lycée professionnel de Kawéni, Mamoudzou, Mayotte

Avec l'aimable autorisation du webmaster http://pbmedias.free.fr/ville/kaweni-lp_france/kaweni-lp_le-sucre-a-mtsamboro.htm

par PINGANAUD Frédéric, LACHERY Laurent publié dans : Légendes et poésies autour des usines sucrieres communauté : LES VESTIGES DE MAYOTTE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 10 février 2008


undefined

 

L'opération de défécation se situe à l'étape 2 du processus de fabrication.


CHAUDIÈRES DE DEFECATION.

Le jus ou vesou qui sort de la canne, au fur et à mesure que celle-ci est pressée par les cylindres, tombe dans une sorte de bassine plate ou de gouttière formée par le fond même de la plaque d'assise du moulin, d'où partent deux gros tuyaux i (fig. 2) qui, en se prolongeant à droite et à gauche, le déversent successivement et directement dans les chaudières dites de défécation : on évite de cette sorte le contact de  l'air qui développe rapidement des ferments nuisibles.
Dans les sucreries de betterave on a le soin de chauffer le jus pour éviter les altérations spontanées qui pourraient se déclarer dans le liquide.
La défécation, comme on le sait, a pour but d'enlever, à l'aide de la chaux; une grande partie des matières étrangères qu'il contient (1).
Selon les observations de M. Payen, il est facile de comprendre l'action
de cet agent : « La chaux sature les acides libres qui se trouvent dans le jus; elle se combine aussi à une matière gommeuse, à l'albumine, à une substance azotée soluble, et forme avec tous ces corps des composés insolubles. Elle élimine de la même manière la caséine, les matières grasses et les matières colorantes; elle décompose les sels à base d'am­moniaque, de potasse et de soude, fait volatiliser la première de ces bases, et laisse les deux autres s'unir au sucre dans le jus. »
« L'excès de chaux se combine également avec le sucre et forme du sucrate de chaux. Les substances insolubles, telles que les débris de cellules, etc., sont entraînées dans les écumes par le réseau que forme principalement l'albuminate de chaux, qui opère une véritable clarification. » 
 

undefined

 
Les chaudières à déféquer, au nombre de quatre, se composent cha­cune, comme le montre la section verticale (fig. 4, pl. 32) d'une partie cylindrique en cuivre dont la base prend ta forme d'une, calotte sphé-rique F’, également en cuivre, et boulonnée avec un second fond infé­rieur qui peut être en fonte ou en tôle suffisamment épaisse pour résister à la pression de là vapeur.
Au centre même de ce double fond est appliquée une grosse tubulure j qui sert à évacuer les jus déféqués, et qui, à cet effet, porte un fort robi­net A dont la clef est percée de façon à permettre de faire communiquer la tubulure et par conséquent la chaudière, soit avec le tuyau de droite l, qui conduit les jus directement à la batterie Gimart, soit avec te tube de gauche F, qui verse dans une bassine ou cuvette placée au-dessous les résidus provenant de l'opération.
On voit par la fig. 6 que MM. Brissonneau ont un peu modifié l'assem­blage de la tubulure; avec le double fond. Au lieu de deux embases mé­nagées à celle-ci, comme dans la fig. 4, il n'y en a qu'une ; mais on a fait venir de fonte avec la calotte extérieure F² une forte nervure circu­laire formant une sorte de cuvette, qui sert d'assise à l'embase de la tubulure avec laquelle on pince et on rive la calotte intérieure F, et au-dessous on rapporte à vis un écrou à bride qui reçoit le robinet de vidange k. Ce mode de construction est très-simple et en même temps très-solide.
La vapeur qui doit chauffer le double fond arrive des générateurs par un tuyau latéral m qui, dans l'origine, se terminait par un simple robinet placé près de la chaudière. Aujourd'hui les constructeurs remplacent ce robinet par un système à soupape tel que celui m'représenté par les fig. 5 et 5 bis, comme étant plus commode à manœuvrer. C'est une soupape à lanterne reposant sur un siège en cuivre alésé, et munie d'une tige ver­ticale qui traverse une boîte à étoupe, et au-dessus un écrou fileté. A l'aide de la petite manivelle qui termine cette tige, on soulève ou on baisse la soupape pour ouvrir ou fermer l'introduction. 
undefined
Vers la partie inférieure de la calotte en fonte F2, est ménagée une tubulure n à 
laquelle s'applique le siège d'une petite soupape conique
dite soupape de purge, et un petit tube latéral n', pour donner issue à la vapeur condensée. Un robinet o, adapté vers le haut du double fond, sert à donner issue à l'air.
Au-dessus de la tubulure centrale j, on a rapporté un tuyau vertical p, qui s'élève jusqu'au bord supérieur de la chaudière, et qui, composé de deux pièces, est élargi à quelque distance du fond pour recevoir la chaux que l'on y verse par le haut. Plusieurs orifices rectangulaires sont pra­tiqués latéralement vers la partie inférieure pour établir la communica­tion avec le liquide contenu dans l'appareil, et que l'on veut déféquer. Selon M. Payen, la quantité de chaux employée pour la défécation du ius de canne est beaucoup moindre que celle nécessitée par le jus de "betterave. Il estime que pour ce dernier, on emploie, dans les premiers jours de la fabrication, 3 kilogrammes de chaux environ pour 1,000 litres de jus, mais pendant la durée et à la fin de la campagne, cette quantité peut s'élever à 6, 8 et même 10 pour 1,000.
Comme la défécation est l'une des opérations les plus délicates et les plus essentielles dans la fabrication du sucre, plusieurs habiles chi­mistes se sont occupés de rechercher les moyens de la rendre la plus efficace, et en même temps la plus régulière et la plus économique pos­sible. Nous aurons à faire connaître prochainement à ce sujet les pro­cédés récents qui ont été proposés, et qui, Rappliquant aussi bien au sucre de betterave qu'au sucre de canne, ont fait l'objet de brevets d'invention demandés non-seulement en France, mais encore en Eu­rope et dans toutes les colonies (…)
  Extrait  de : Publication industrielle des machines, outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récents employés dans les différentes branches de l'industrie française et etrangère. 1841.
Armengaud ainé
  
Sur ce montage une chaudière a déféquer transformée en pot de fleurs :
Site de COMBANI
undefined
 
Site d'Ajangua Vounze
Les restes d'une chaudière BRISSONNEAU

undefined


Copyright le blog des vestiges industriels de MAYOTTE, Fevrier 2008

Photographies

LACHERY Laurent,PINGANAUD Frédéric,ROUSSY Thomas
Tous droits réservés.
par PINGANAUD Frédéric, LACHERY Laurent publié dans : Archives techniques communauté : LES VESTIGES DE MAYOTTE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 9 février 2008


undefined



Sources : Législation de l'île de la Réunion, répertoire raisonne des lois, ordonnances 
              par Delabarre de Nanteuil (Tome troisiéme)

              Editeur : Cosse et Marchal (Paris)

par PINGANAUD Frédéric, LACHERY Laurent publié dans : Archives juridiques communauté : LES VESTIGES DE MAYOTTE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 5 février 2008

undefined


Gravure et impression Gillot
par PINGANAUD Frédéric, LACHERY Laurent publié dans : La gravure du jour communauté : LES VESTIGES DE MAYOTTE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Accueil

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
qu'est ce qu'un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus