Dimanche 12 novembre 2006
Vestiges sucriers
Quelques monceaux pierreux, quelques vieux pans dressés
Elèvent une gloire aux souvenirs du sucre,
Aux lambeaux de mémoire, un bien humble sépulcre :
Des vestiges poudreux par le temps accablé,
De la cupidité les faibles fondements.
Au détour d’un chemin, le promeneur s’étonne
De voir des murs de pierre où les lianes festonnent.
Les chaudières rouillées s’enfoncent lentement.
La nature a repris des lieux possession.
Vestiges sucriers, vaines ambitions,
Et vous, colons planteurs, des travaux et des jours
Qui ne reposez point en la terre natale,
Sachez, vous qui n’avez point de pierre tombale
Qu’un bel arbre a poussé sur la plus haute tour.
Dominique Chiarla
par CHIARLA Dominique
publié dans :
Légendes et poésies autour des usines sucrieres
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