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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 09:14
Le suc est retenu dans le tissu cellulaire, dans les tiges saines il n’éprouve aucune altération entre deux nœuds CD, DE comme on le voit dans la figure 623 qui représente une tige de canne AB .
La tranche A coupée perpendiculairement à l’axe de la tige en montre la composition, ce sont des filets de cellulose, formés de vaisseaux capillaires parallèles entre eux comme dans les tiges de
de palmiers; ils sont réunis en faisceaux par des fibres ligneuses, plus rapprochées vers l'extérieur de la tige : ils sont entourés d'un tissu médullaire.

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Lorsque les cannes sont mûres, on les coupe en biseau près de terre; on supprime la flèche (c'est l'extrémité qui porte les fleurs), puis les quatre nœuds supérieurs destinés à faire les boutures, et on les porte ensuite   le plus   promptement possible   aux   moulins pour en extraire immédiatement le suc au moyen de deux cylindres creux en fonte, disposés horizontalement sur un bâti également en fonte, muni d'armatures en fer: des vis permettent d'écarter ou de rapprocher à b       volonté les cylindres. Le cylindre supérieur A est cannelé ; il est mû par une grande roue, et transmet le mou­vement aux deux autres cylindres B et C par des roues d'engrenage (fig 624).

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Fig 624



En portant le nombre des cylindres à cinq ( Figure 1  ), comme l'avait
proposé M. Payen, MM. Nilus, Derosne et Gail sont parvenus à ob­tenir un rendement plus considérable ; les cannes sont conduites entre les cylindres A et B par la gouttière D; le mouvement des cylindres, dont la marche est indiquée par les flèches, les entraîne entre les deux cylindres A et G; elles y sont dirigées par la lame courbe en fer E. Les bagasses pressées sont rejetées en dehors par la gouttière F; le jus tombe dans le bassin G, d'où il s'écoule par l'ouverture H dans le réservoir, où il est puisé par une pompe qui le porte dans les chaudières à déféquer. Les appareils à trois cylindres donnent 60 de jus pour 100 de cannes : on laisse donc ainsi dans le tissu de la plante 20 pour 1Q0 de son poids de jus, et par suite on ne retire que les trois quarts du sucre qu'elle devrait donner, et que l'on peut facilement extraire sous forme de sucre ou de rhum comme je l'avais indiqué en 1836. Dans quelques usines les cylindres sont chauffés intérieurement par la vapeur : la canne ainsi chauffée perd de son élasticité et laisse écouler plus facilement le jus; de sorte que le rendement est plus considérable.

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Fig 1


Au-dessous des cylindres se trouve une rigole à double enveloppe,
dans laquelle circule de la vapeur et au moyen de laquelle le jus se rend dans des bacs à double fond, parcourus aussi par de la va­peur, qui porte leur température à  50°, afin d'empêcher la fer­mentation, d'où résulterait immédiatement la formation d'une grande quantité de glucose.
Dès qu'un bac est rempli, le jus est monté par un appareil spé­cial dans un tube qui le conduit dans des chaudières à déféquer, ayant une capacité de 10 hectolitres, et dans lesquelles on ajoute de la chaux pour la défécation. Ceschaudières sont en cuivre. M. Dupuy a reconnu qu'en ajoutant ^ de chaux au vesou pendant son ex­traction l'on n'obtenait que du sucre cristallisable; dans les chau­dières à déféquer, on met en moyenne 225 grammes de chaux pour 10 hectolitres de vesou.
Pour opérer la défécation il faut d'autant moins de chaux que le vesou est de meilleure qualité. La défécation produit des écumes qui font reconnaître si la quantité de chaux employée est suffisante; dans ce cas les écumes, qui montent facilement, sont fermes et épaisses; l'ébullition y produit des crevasses par lesquelles on voit couler un liquide incolore.

Extrait de " TRAITÉ DE CHIMIE TECHNIQUE APPLIQUÉ AUX ARTS ET A L'INDUSTRIE A LA PHARMACIE ET A L'AGRICULTURE"
Par M. G. BARRUEL
Librairie FIRMIN DIDOT PARIS
1863





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Moulin Fawcett et Preston
Site de MIRERENI
Photo PINGANAUD Frédéric ( tous droits réservés)

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Publicité parue dans " The sugar cane review"
1er juin 1878



Copyright Les vestiges industriels de MAYOTTE, Mars 2008

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Published by PINGANAUD Frédéric, LACHERY Laurent - dans Archives techniques
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Visiter une friche industrielle à MAYOTTE, n'est pas sans danger.

Ayez toujours à l'esprit que les usines sucrieres etaient parcourues de carneaux  ( couloirs souterrains dans lesquels circulait l'air et qui peuvent mesurer j'usqu'à 2 métres de hauteur ) que ces derniers peuvent a tout moment s'effondrer, il en est de meme pour les chaudières enterrées.
Certaines pieces mécaniques peuvent peser jusqu'à plusieurs centaines de kilogrammes, ne les déplacez pas ...

Enfin nos recherches nous ont amenés à découvrir que les abeilles adorent fabriquer du miel dans les "tas de ferraille" certains s'en souviennent encore....

 

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