


Les vestiges industriels de Mayotte Juin 2008
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Les vestiges industriels de Mayotte Juin 2008
In "ETUDE SUR LES ILES COMORES"
Edmond.LEGERET
1890
Imprimeur GRAMPOGER PARI
Historique
Ce fut, dit la tradition le navigateur portugais Diego Suarez qui découvrit Mayotte, en 1527. Le Hollandais Davis y aborda en 1595 et fut, parait-il, fort bien reçu par le sultan de l'Ile.
L'histoire de Mayotte, comme celle de toutes les Comores, est d'ailleurs assez confuse; cependant, le capitaine Péron, dans ses mémoires, parle d'une expédition que le sultan d'Anjouan aurait faite en 1792 contre Mayotte, pour y obtenir le paiement d'un tribut.
A cette époque, Radama Ier était roi des Hovas. Adriansouli, chef des Sakalaves de Boéni, avait été chassé par lui de la côte Ouest de Madagascar : il se réfugia avec les siens à Mayotte, où le sultan Amadi, alors en guerre avec les sultans de la Grande Comore et d'Anjouan, lui avait offert l'hospitalité et même une partie de sa souveraineté.
Sur ces entrefaites, le frère d'Amadi le tua et prit sa place; mais Amadi avait un fils, Banacombé, qui, avec l'aide d'Adriansouli et des Sakalaves, renversa à son tour l'usurpateur.
A la suite de cette victoire, Adriansouli épousa la fille d'Amadi et une partie de l'Ile lui fut donnée en récompense de l'appui qu'il avait prêté à Banacombé.
Cette bonne intelligence ne put durer longtemps. La guerre éclata bientôt entre les deux sultans de Mayotte et Banacombé, vaincu et chassé de l'Ile, alla se réfugier à Mohéli auprès de Ramanétak.
Ce dernier envahit Mayotte et infligea une sanglante défaite à Andriansouli ; mais ce dernier, avec l'aide du sultan d'Anjouan, put reconquérir le pouvoir. Pendant son règne, il eut à réprimer de nombreuses révoltes et l'Ile fut à l'état de guerre presque sans interruption.
Telle était la situation lorsqu'en 1840 le lieutenant de vaisseau Jehenne, commandant la Prévoyante, vint à Mayotte.
Adriansouli, fatigué de ces luttes continuelles, offrit de céder l'Ile à la France, moyennant une pension de 5,000 francs. et l'éducation
de ses enfants à l'Ile Bourbon. Le gouvernement français envoya en mission un capitaine d'infanterie de marine, M. Passot, pour étudier cette proposition. Trois prétendants se disputaient alors
Mayotte : Banacombé, Ramanétak et enfin le sultan d'Anjouan, Salim, frère d'Abdallah. Les deux première moururent pendant les négociations et Salim se désista de ses prétentions. Dans ces
conditions, le capitaine Passot conclut avec Andriansouli un traité d'annexion qui fut ratifié le 10 février 1843.
La prise de possession officielle eut lieu le 13 juin suivant.
Les vestiges industriels de Mayotte Juin 2008
In "ETUDE SUR LES ILES COMORES"
Edmond.LEGERET
1890
Imprimeur GRAMPOGER PARIS
Historique
L'histoire des Comores est assez difficile à établir, si l'on remonte à une époque assez reculée ; cependant il semble résulter d'un ancien manuscrit arabe trouvé à Mayotte, que les premiers habitants des Comores furent les Irduméens ou Arabes.
Leur arrivée dans le pays parait avoir suivi de très près la fin du règne de Salomon. Voici, nous dit ce manuscrit, l'histoire « des temps anciens dans les iles Comores, c'est-à-dire Gazizad, Anjouan, M'Heli et M'Ayata. Nos aïeux nous apprirent que des quatre iles Comores, Gazizad fut habitée la première après la venue du prophète Salomon-ben-Daoudou, que la paix de Dieu soit avec lui.
A cette époque apparurent deux Arabes venant de la Mer Rouge, avec leurs femmes, leurs enfants et leurs domestiques ou esclaves.
Ils s'établirent à la Grande Comore. Après, il arriva beaucoup d'hommes d'Afrique, de la côte de Zanguebar pour habiter dans les îles.
Mais cet écrit ne dit pas par la suite de quelles circonstances les Arabes se fixèrent aux Comores. Est-ce le hasard de la tempête ou le désir de la conquête qui les poussa vers ces régions ?
Dans son histoire de la grande île Madagascar , de Flacourt parle d'une tribu arabe, les Zaffe Hibrahim (enfants d'Abraham), qui se seraient fixés à Madagascar, à une époque paraissant concorder avec celle indiquée sur le manuscrit . C'est, d'autre part, une tradition locale, qu'une colonie d'Arabes, sectateurs ,d’Ali, serait venue se fixer aux Comores, sous la conduite d'un prince de l'Yemen.
Ce prince, après avoir soutenu un grand nombre de combats, aurait été vaincu et aurait pris la fuite avec sa famille et une partie de ses sujets. Une tempête aurait dispersé ses vaisseaux et trois bâtiments seuls auraient pu se sauver.
Le chef serait allé s'établir à Anjouan ; ses sujets se seraient fixés à Maoulé (Mayotte), Mohéli et à la Grande Comore.
Après les Arabes, sont venus des noirs de la côte d'Afrique, de la tribu des Zendjés et des Chambaras.
Les Persans de Chiraz , qui trafiquaient avec la Côte d'Afrique à Magdochon et Kiloa, débarquèrent aussi aux Comores, vers l'an 360 de l'Hégire (1).
A partir du xvi émesiècle, l'histoire devient plus nette et plus précise.
C'est vers les années 1500 et 1505 que des Portugais abordèrent à la Grande Comore, mais ils n'y restèrent pas longtemps et firent place à un parti considérable de Chiraziens venus sous la conduite de Mohamed-Ben-Haïssa. Ces nouveaux immigrants s'établirent à la Grande Comore, à Anjouan et à Mohéli.
Peu après, les Portugais, dit à ce sujet le manuscrit de Mayotte, il est venu beaucoup d'hommes de Chiazi pour rester dans les îles . Ils sont partis de Palestine au nombre de sept boutres.
Le premier aborda Souahéli, le deuxième à Zanzibar, le troisième à Tonguy, le quatrième à Gongué, le cinquième à Gazidad, le sixième à Anjouan et le septième à Boueni sur la côte de Madagascar.
Dans chacun des sept boutres, il y avait un prince de Chirazi, et tous professaient la religion mahométane et, dans tous les pays cités plus haut, il y eut un prince de Chirazi qui régna. Ceux qui sont arrivés a Boueni ne régnèrent que fort peu de temps ; ils furent dominés par les Sakàlaves,qui sont « encore aujourd'hui leurs maîtres ils sont connus sous le nom d'Antalaoussi Antalota.
Les migrations malgaches suivirent de près l'arrivée des Portugais. Parmi elles, il faut citer notamment l'arrivée à Mayotte d'une troupe nombreuse de Sakàlaves qui vint s'établir dans cette île au commencement du xviéme siècle sous la conduite de Diva Marné, un des chefs du Boueni. Les émigrations de Sakàlaves devinrent plus tard très fréquentes, à la suite des guerres
qui ensanglantaient les
pays malgaches. Enfin, la traite des esclaves introduisit dans les Comores une foule de Makois, de Montchaous, de Cafres, de Chambaras, etc... venus de Madagascar et de tous les points de la côte
d'Afrique. Des Indiens de Bombay, venus pour faire le commerce, introduisirent encore un élément nouveau dans cet étrange mélange de races, qui constitue la population des Comores.
(1) Vers 970 du calendrier Julien-Grégorien
Les vestiges industriels de Mayotte juin 2008
De Jacques-Philibert Rousselot de Surgy
Publié 1784
COMORES , ISLES COMORES.
Ces iles , situées dans le canal de Mozambique, entre la côte de Zanguebar(1) & de
Madagascar , sont au nombre de quatre.Comeré qui en est la principale ,
et qui a donné son nom à ce petit archipel , est peu connue. Les portugais , qui , dans leurs premières expéditions , la découvrirent , y firent tellement détester , par leurs cruautés , le nom
des européens, que tous ceux qui ont osé s'y montrer depuis ont été massacrés ou fort mal reçus : aussi l’а-t-on entièrement perdue de vue.
Celles de Mayotte et deMoëli ne font pas plus fréquentées , parce que les approches en sont difficiles , et que le mouillage n'y est pas sur. Les anglois ne relâchent qu'à l'ile d'Anjouan.
C'est - là que la nature , dans une étendue de trente lieues de contour , étale toute sa richessee avec toute sa simplicite.
Des coteaux toujours verts , des vallées toujours riantes y forment partout des paysages
variés et délicieux. Trente mille habitants, distribuésen foixante & treize villages, en partagent les productions. Leur langage est l'arabe ; leur religion un mahomérisme fort corrompu.
On leur trouve des principes de morale , plus épurés qu'ils ne le font communément dans cette partie du globe.
L'habitude qu'ils ont contractée de vivre
de lait & de végétaux , leur a donné une aversion insurmontable pour le travail.
De cette paresse est né un certain air de grandeur , qui conduit, pour les gens distingues , à laisser croître excessivement leurs ongles. Pour se faire une beauté de cette négligence , ils les
teignent d'un rouge tirant sur le jaune , que leur
fournit un arbrisseau.
Ce peuple né pour l'indolence, a perdu la liberté qu'il était fans doute venu chercher d'un continent voisin , dont il était originaire.
Un négociant arabe , il n'y a pas un siécle , ayant tué au Mozambique un gentilhomme portugais , se jetta dans un bateau que le hafard conduisit à Anjouan. Cet étranger se servit si bien de la supériorité de ses lumières , & du recours de quelques-uns de ses compatriotes , qu'il s'empara d'une autorité abfolue que son petit-fils exerce encore aujourd'hui.
Cette révolution dans le gouvernement ne diminua rien de la liberté & de la sureté que trouvaient les anglois qui abordaient dans l'ile.
Ils continuaient à mettre paisiblement leurs malades à terre , où la salubrité de l'air , l'excellence des fruits , des vivres & de l'eau les rétablissaient bientôt.
Seulement on fut réduit à payer plus cher les provisions dont on avait befoin, et voici pourquoi.
Les arabes ont pris la route d'une ile où régnait un arabe. Ils y ont porté le
goût des manufactures des Indes; et comme des cauris (2), des noix de coco , & les autres denrées qu'ils y prenaient en échange , ne suffisaient pas pour payer ce luxe , les insulaires
ont été réduits a exiger de l'argent pour leurs bœufs , leurs chèvres , leurs volailles , qu'ils livraient auparavant pour des grains de verre, & d'autres bagatelles d'un aussî vil prix.
Cette nouveauté n'a pas cependant dégoûté les anglois d'un lieu de relâche , qui n'a d'autre défaut que celui d'être trop éloigné de nos parages.
Les noms propres ( lieux,communes etc...) sont ceux employés dans le document original.
MAYOTTE
Topographie. - L'île de Mayotte est située par 12°45' de latitude sud et 43° de longitude est.
Elle occupe, dans sa plus grande dimension, une étendue de O* 25' nord et sud et se trouve réduite, sur quelques-uns de ses points, à une largeur de 2 lieues (environ 8 kilomètres). Ses bords sont hérissés de caps et hachés de ravines profondes où la mer pénètre quelquefois assez loin; on peut se figurer Mayotte comme un poisson dont l'arête aurait été mise à nu dans le milieu du corps, tandis que les deux extrémités auraient conservé leur enveloppe charnue
Elle s'étend, comme nous l'avons dit, du nord au sud ; elle est traversée dans toute sa longueur par une chaîne de montagnes dont plusieurs points sont élevés de 600 mètres environ ; son sol, d'origine volcanique, est inégal,, onduleux, coupé de ravins très-profonds, formant autant de torrents pendant la saison des pluies, et desséchés pendant le reste de l'année.
En s'approchant de la mer, le terrain s'abaisse d'une manière un peu brusque et se termine, dans la majeure partie de l'île, en marais fangeux recouverts de palétuviers noyés par chaque marée.
Dans l'intérieur, à l'ouest de la chaîne principale, on remarque plusieurs plateaux, particulièrement deux assez étendus et à l'abri des dégâts que produisent les pluies abondantes de l'hivernage. Cette partie de l'île est la plus favorable aux cultures, tant à cause de sa position qui la met à l'abri des vents généraux, qu'à cause de son élévation moyenne qui lui permet de conserver plus longtemps l'humidité si nécessaire pendant la germination des graminées.
En général les sommets des monts les plus élevés sont stériles, on n'y voit que quelques arbres rabougris et clair semés ; il n'en est pas de même des versants, qui présentent une végétation d'autant plus belle qu'on se rapproche des bas fonds ou serpentent les cours d'eau ; c'est surtout dans ces portions de terrain que les naturels avaient établi leurs cultures. Ils y ont pratiqué des défrichements souvent regrettables à cause du moyen par eux employé, et qui consiste à incendier les bois.
Villages. - Il n'existait, à notre arrivée à Mayotte, qu'un seul grand village, nommé Choa, situé à l'est de l'ile, près de son extrémité nord, sur un promontoire assez élevé aux bords de la mer. Depuis notre occupation, les naturels, plus confiants, ont rebâti d'abord leur ancienne capitale (Chingoni) située à la partie ouest de l'île, près d'une sorte de marais qui prend, à la saison des pluies, les dimensions d'un petit lac. Aujourd'hui le nombre des villages s'est considérablement accru ; on cite, entre autres, ceux de Koëni, de Jongoni, Do-pan,, etc.
Pamanzi. La rade principale devant Choa présence un bon mouillage ; une source abondante d'eau très-salubre vient se jeter à la mer à une très-faible distance et offre une aiguade commode. La rade est bornée à l'est par l'île de Pamanzi, îlot stérile et montagneux qui présente seulement à sa partie nord-ouest une plaine recouverte de palétuviers, baignés par la marée; c'est la seule partie de l'îlot susceptible de culture. Son point le plus culminant offre un vaste cratère éteint dont le fond est rempli d'une eau bourbeuse et salée.
Dzaoudzi. Sur un tertre élevé, isolé et réuni à Pamanzi par une langue de terre très-étroite, entièrement recouverte à marée haute, se trouve le village de Dzaoudzi, ancienne résidence d'un pacha. Ce village, habité au début par quelques arabes, a reçu la plus grande partie de la population européenne de
Mayotte, la garnison, un hôpital construit dans un endroit salubre et tous les bâtiments publics servant au gouvernement et à l'administration. On estime que ces constructions ont coûté de 5 à 6 millions. Dzaoudzi est le chef-lieu de l'Ile. La rade, située au nord-est, et qui porte le nom de Dzaoudzi, est d'une bonne tenue, elle a 80 brasses de fond. sable et vase.
Mamoulzou. La presqu'île qui porte ce nom est située, également à la côte, en face de Pamanzi. Sa configuration l'avait fait choisir pour l'établissement d'une ville commerciale (projet élaboré en 1844 et repris en 1863). Il existe une aiguade qui possède, dans un bassin voûté, une réserve de 50,000 litres d'eau. Le produit des sources qui alimentent ce bassin est de 6 à 7 décilitres par seconde. Tout près de ce bassin coulent d'autres sources dont les produits réunis donnent une quantité d'eau à peu près équivalente. Les deux rivières de M'saperé et de Koeni donnent en outre à ce pays un approvisionnement d'eau considérable. A ces avantages se joignent un accès facile pour les navires et une grande fertilité du sol.
Le commandant de la colonie possède déjà un pavillon sur ce point plus salubre que Dzaoudzi.
Une citerne fournit seule de l'eau à Dzaoudzi et cette eau est de mauvaise qualité, il faut donc pour les besoins de la population, envoyer chercher de l'eau à Mayotte. Ce service se fait régulièrement chaque jour au moyen de deux chaloupes.
Mais le personnel se trouve rationné comme à bord d'un navire.
On a formé, en 1844, le projet de faire de Dzaoudzi le centre d'une des plus fortes places du monde en occupant le Morne aux Indiens et le Morne Mirandol, en fortifiant Choa les îles Mougnamer, Bougi, Bandali, etc,, etc.; ce projet a du être abandonné, l'importance de l'île ne justifiant pas, quant à présent, de tels travaux.
Longoni. La baie de Longoni est une des plus belles de Mayotte, elle offre aux bâtiments un bon mouillage, une rade spacieuse, d'excellente eau, du bois de chauffage et de mâture facile à faire, et des poissons de table pour les équipages. Un ruisseau y débouche ; elle est obstruée par les palétuviers.
Mayotte a sur Nossi-Bé l'avantage d'un port magnifique,, point de relâche naturel de tous les navires allant dans l'Inde par le canal de Mozambique. Sa situation même à 60 lieues plus à l'ouest permet aux navires qui, de ce point se rendent à Bombetock, d'avoir, par toute mousson, les vents traversiers la distance de chacune des deux îles à ce port étant d'ailleurs à peu près égale.
Hydrographie et météorologie. - Les courants autour de Mayotte sont très-variables en force et en direction, suivant les localités. Néanmoins,, leur direction est presque toujours celle de la côte près de la côte, et celle des récifs près des récifs ; leur vitesse a quelquefois 3 nœuds 1/2 dans les passes.
Le flot porte au sud-ouest ou au sud, selon la position ; le jusant porte au nord est ou au nord dans les passes; ils suivent la direction des passes au commencement du flot et à la fin du jusant..
. La chaleur est moins accablante à Mayotte qu'à Nossi-Bé. Il règne pendant le jour une brise du sud-est, et le soir une brise du sud-ouest qui ne rencontrent aucun obstacle Comme elles viennent du large, elles produisent un abaissement relatif de température.
La hauteur moyenne du thermomètre est de 27° centigrades.
Dans la partie sud de I'Ile. les pluies sont moins abondantes pendant l'hivernage que dans l'est. C'est le contraire pendant la belle saison.
Culture. - On estime la superficie de Mayotte à 15 ou 20,000 hectares. Son sol est très-fertile, et particulièrement propre à la culture de la canne à sucre. Cette plante y atteint son maximum de développement en 9 à 10 mois. Plantée en septembre, elle peut être portée au moulin en juin.
Population.-La population de Mayotte se compose pour la plus grande partie, de Sakalaves, d'Antalaots et d'Arabes ; elle s'élevait au 1er janvier 1876, à 10,875 personnes ainsi réparties:
Hommes et enfants mâles : 8 142
Femmes et enfants du sexe féminin : 2 733
Total : 10 875
Cultures : 2,750 hectares plantés en canne ont donné, en 1876, 3,179,000 kilogrammes de sucre, fabriqués dans dix sucreries; 1 190 hectares sont consacrés aux autres cultures, maïs, riz, cafés, cocotiers, tabac, légumes secs, etc..
Navigation. - Le nombre des navires entrés dans le port de Dzaoudzi, en 1875 était de 112, portant 2,335 hommes d'équipage et jaugeant 15,882 tonneaux. Le nombre des navires sortis a été de 103, portant 2,227 hommes d'équipage et jaugeant 14,315 tonneaux.
Le mouvement commercial a été de 1,893,755 fr. en 1877, savoir :
Importations : 724 555
Exportations : 1 169 200
Total général 1,893,755
Il n'existe pas de droits de douane à Mayotte.
La séparation administrative de Mayotte et Nossi-Bé a eu lieu en vertu d'un décret en date du 14 juillet 1877.
Ces mesures, certains griefs plus justes de quelques travailleurs qui n'avaient
point été payés régulièrement, furent l'occasion d'une insurrection peu sérieuse et bien vite réprimée. Un ancien chef Saklave, auquel le gouvernement faisait une pension, en fut le
pro-
Mayotte, comme nous le disions au commencement de cet article, est destiné à devenir un entrepôt du commerce européen avec la côte d'Afrique et avec Madagascar. Ce commerce se fera sur une grande échelle par les navires qui viendront de France charger des sucres, et se répartira en détail par les petits caboteurs indigènes d'une côte à l'autre.

Sources : Nouveau recueil génèral de traités,conventions et autres transactions remarquables servant à la connaissance des relations etrangères des puissances
et etats dans leurs rapports mutuels.
Auteur : Frederic Murhard
Librairie de DIETERICH (1847)
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